26/09/2015

Qui que tu sois…

…sors de mon corps !

Quand j’étais encore étudiante, alors qu’il fallait que je me décide sur la direction de mes trois prochaines années d’études, sur les conseils avisés de ma mère, j’ai pris « coupe/couture ». C’est toujours bon à savoir quand on n’a pas d’argent pour se faire soi-même ses vêtements.

Moi, qui n’aimais pas la couture, j’ai supporté autant que j’ai pu la prof qui avait visiblement une dent contre moi.

Plus tard, mariée, mère, je n’ai presque jamais sorti une aiguille et du fil, et rarement la machine à coudre.

Alors, ce matin, voyant un trou dans un sac en tissu, qu’on trouve pour trois sous, sous les tapis roulants des grands magasins, que j’ai sorti mon attirail pour le réparer… je ne me suis pas reconnue.

 

Et quand le premier trou réparé, j’ai vu que deux autres ne tarderaient pas à percer, j’ai rangé mon aiguille et mon fil.

08:52 Écrit par Glyciane dans La vie, au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2015

Le petit déjeuner

Y en a qui mange le matin en se levant, d’autre pas.

Y en a qui disent que c’est mauvais de le sauter, d’autre que c’est pas grave.

Y en a qui disent tellement de choses…

Moi, rien ne me fait envie quand je me lève… sauf le petit déj de chez Mère-Grand, dans la campagne française. De la crème de lait posée sur ma baguette avec du sucre.

Et je la voulais cette crème ! Au point de supplier mes parents de m’y conduire puis, quand j’ai eu l’âge de me débrouiller toute seule, de faire une dizaine de kilomètres en vélo pour aller la chercher.

Sur Bruxelles, il y a longtemps que j’ai fait une croix dessus et pourtant… hier, une idée lumineuse s’est pointée dans ma tête de blonde.

J’ai pris du lait entier, y ai ajouté de la crème fraiche et j’ai fait bouillir le tout.

Ce matin, je me suis offert un petit-déjeuner « Mère-Grand »

 

Très mauvais pour la ligne, ne pas abuser !!!

12/09/2015

Faire sa lessive

Après un voyage en Lituanie, où le progrès semble s’être arrêté pour certaine chose, l’envie de revenir à des façons de faire plus simple qui ne me quitte jamais est revenue s’imposer à moi avec violence… PAF !!!

Le filtre de ma machine à laver le linge étant cassé, et au lieu d’aller en racheté un nouveau (ce qui ne doit pas me ruiner à moins que, vu l’âge de la bête, il n’en existe plus), j’ai décidé de laver mon linge dans la baignoire.

De plus, comme je fais mon produit de lessive moi-même depuis plus de six mois, plus écologique et économique que moi, tu meurs !

Éprouvant pour le dos et les genoux qui ne sont déjà pas trop en forme (arthrose oblige) mais tellement naturelle. Pendant que je frotte le linge, je pense à ma grand-mère qui allait au lavoir avec sa brosse. Ces lavoirs qu’on voit encore parfois dans les anciens villages. Je ne dois pas me plaindre, la baignoire étant dans la maison, je n'ai pas de longs trajets à faire avec mon barda sur le dos. Et puis, vu que je n’essors pas aussi fort qu’une machine et que le linge ne sera pas chiffoner, je n’aurai même pas besoin de sortir le fer à repasser.

 

Du coup, avec les économies que je fais, je remplis ma petite boite « spéciale GSM » pour m’acheter celui de mes rêves. Ok ! À ce tarif là, je ne l’aurai pas pour Noël… Mais je me penche déjà sur d’autres économies possible… Je vais finir par choisir un GSM plus cher encore… à moins que mes articulations ne suivent pas...

05/09/2015

Un gout d’enfance

J’ouvre l’armoire et je choisis un grand verre. Un demi-litre, ça devrait aller.

Ensuite, derrière la porte voisine, je prends délicatement un pot en plastique  et le dépose sur la table, à coté de la chope. J’utilise les deux mains et je fais bien attention car ces temps-ci, j’ai tendance à tout laisser tomber et ça me déchirerait le cœur de perdre son contenant.

C’est qu’elle renferme un morceau de mon enfance cette boite.

À l’aide d’une cuillère, je dose la quantité de poudre à mettre dans ma boisson, sans en mettre trop comme on aurait tendance à faire avec les bonne choses, il faut épargner pour en profiter plus longuement, et j’ajoute le lait.

En tournant la cuillère et en regardant le mélange se faire, je me transporte à des dizaines d’années d’ici, je suis à l’école.

Mes parents donnaient l’argent pour le lait de 10h, mais par pour le cacao à mettre dedans. Et c’était toujours un déchirement de voir les autres boire leur lait chocolaté et apercevoir le restant brunâtre, perdu, dans le fond de la petite bouteille ( hé oui, de ce temps là, c’était encore les casiers en métal qui faisaient un bruit reconnaissable entre tous et dans lesquels étaient alignées les bouteilles en verre) qui m’aurait pourtant donné ce petit gout en plus.

Dès que j’ai été en âge de payer mes commissions toute seule, je me suis offert cette marque bien qu’elle soit la plus cher et depuis, il m’arrive régulièrement de me laisser tenter à nouveau.

Dernièrement, mon fils ainé revenant de Crête et ayant découvert que là-bas, ils vendaient la même marque, m’en a rapporté.

C’est donc doublement heureuse que je me concocte, ce soir, ce petit « digestif ».

 

 

09:15 Écrit par Glyciane dans La vie, au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |