05/09/2015

Un gout d’enfance

J’ouvre l’armoire et je choisis un grand verre. Un demi-litre, ça devrait aller.

Ensuite, derrière la porte voisine, je prends délicatement un pot en plastique  et le dépose sur la table, à coté de la chope. J’utilise les deux mains et je fais bien attention car ces temps-ci, j’ai tendance à tout laisser tomber et ça me déchirerait le cœur de perdre son contenant.

C’est qu’elle renferme un morceau de mon enfance cette boite.

À l’aide d’une cuillère, je dose la quantité de poudre à mettre dans ma boisson, sans en mettre trop comme on aurait tendance à faire avec les bonne choses, il faut épargner pour en profiter plus longuement, et j’ajoute le lait.

En tournant la cuillère et en regardant le mélange se faire, je me transporte à des dizaines d’années d’ici, je suis à l’école.

Mes parents donnaient l’argent pour le lait de 10h, mais par pour le cacao à mettre dedans. Et c’était toujours un déchirement de voir les autres boire leur lait chocolaté et apercevoir le restant brunâtre, perdu, dans le fond de la petite bouteille ( hé oui, de ce temps là, c’était encore les casiers en métal qui faisaient un bruit reconnaissable entre tous et dans lesquels étaient alignées les bouteilles en verre) qui m’aurait pourtant donné ce petit gout en plus.

Dès que j’ai été en âge de payer mes commissions toute seule, je me suis offert cette marque bien qu’elle soit la plus cher et depuis, il m’arrive régulièrement de me laisser tenter à nouveau.

Dernièrement, mon fils ainé revenant de Crête et ayant découvert que là-bas, ils vendaient la même marque, m’en a rapporté.

C’est donc doublement heureuse que je me concocte, ce soir, ce petit « digestif ».

 

 

09:15 Écrit par Glyciane dans La vie, au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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